|
| Les codages graphiques
Nous verrons tour à tour comment utiliser :
Les majuscules et les minuscules
Il est établit que la lecture des textes en majuscules est d' environ 14% plus lente que la lecture des textes en majuscules et minuscules (Tinker 1965). Ceci provient d'une différenciation plus forte des minuscules que des majuscules.
Cette différence semble due au fait que notre lecture est saccadée: l'oeil ne "glisse" pas sur le texte de façon continue, mais reste fixé une fraction de seconde sur un mot, puis saute au suivant.
Les moments de fixation sur un mot constituent 94% du temps de lecture. Sachant qu'un adulte lit environ 250 mots par minute, on comprend qu'il ne peut déchiffrer ces mots caractère par caractère, mais que, dans la majorité des cas, il reconnaît directement le mot en tant que tel, en tant que pattern visuel (ou au moins ses constituants). Or, la forme d'un mot est liée à la variété des lettres. Lorsque ces mots sont entièrement en majuscules, le mot prend une forme rectangulaire.
Les minuscules sont constituées d'ascendantes et de descendantes mais aussi d'accents, qui donnent à chaque lettre et à chaque mot une structure plus caractéristique et plus reconnaissable.
L'emploi des minuscules augmentent la lisibilité d'un texte.
Il est préférable de réserver les majuscules pour :
- le caractère de début de phrase,
- des mots isolés,
- des titres ( courts).
Toutefois quand la visibilité des caractères est limitée par la taille réduite des caractères ou par une dégradation de la vue, alors l'utilisation des majuscules peut être conseillée pour augmenter la taille effective des caractères.
Exemple
LE MARQUAGE EN MAJUSCULE AUGMENTE LE TEMPS DE LECTURE DE 14% PAR RAPPORT AU MARQUAGE EN MINUSCULE |
Le marquage en majuscule augmente le temps de lecture de 14 % par rapport au marquage en minuscule |
Le marquage en gras
- Utilisez la mise en gras uniquement pour la mise en évidence,
- Plus le caractère est gras et contrasté par rapport à la page blanche ou claire, plus il attirera le regard,
- Evitez la mise en gras de toute une phrase.
L' UTILISATION DU MARQUAGE EN GRAS POUR LA MISE EN EVIDENCE EST PLUS EFFICACE QUE LE MARQUAGE EN MAJUSCULE. |
- Evitez d'employer des caractères gras avec des polices de trop petites tailles. Le dessin de la lettre des caractères devient alors complètement noir et le texte est alors illisible. Un abus de caractère gras "noircit"la page.
- Un texte tapé tout en gras est à la longue plus fatiguant, qu'un texte qui ne contiendrait que quelques mots valorisés en gras.
Un texte tapé tout en gras est à la longue plus fatiguant, qu'un texte qui ne contiendrait que quelques mots valorisés en gras.
|
Le soulignement
Jusqu'à l'arrivée d'internet le soulignement était un procédé qui permettait de mettre en valeur les mots importants d'un texte sans gêner la lisibilité.
Depuis l'arrivée d'internet le soulignement a pris des lettres de noblesse et il est devenu le symbole d'une navigation par hyper-liens. Il nous semble donc préférable de préserver cette nouvelle fonction et de bannir le soulignement dans les titres, et les sous-titres. Réservez donc simplement le soulignement aux liens hypertextes.
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Baobab
| Le baobab africain est un arbre à la longévité exceptionnelle, surtout présent au SENEGAL. D'une croissance lente, on trouve des spécimens qui seraient âgés de près de 2000 ans. En fait, ces arbres ne produisent pas de cernes tous les ans du fait des sécheresses récurrentes qui touchent la SAVANE africaine, il est donc difficile de déterminer leur âge par des méthodes de dendrochronologie. |
Le clignotement
Le clignotement est un procédé assez radical qui est moins utilisé de nos jours. Il est utilisé pour signaler les informations urgentes.
Le clignotement d'un mot ou de quelques caractères permet d'attirer l'attention du lecteur. Cela permet d'augmenter de 50 % la performance dans une recherche de cible. Mais ce procédé altère les mécanismes de lecture.
- Le clignotement ne doit être utilisé qu'en cas de besoin urgent par exemple dans des situations où la personne doit répondre rapidement. Le clignotement joue alors le rôle d'une alarme signalant l'urgence d'une réponse.
- Le clignotement permet une bonne détection en périphérie du champ visuel. Si le clignotement recouvre une zone trop étendue ou une zone centrale du champ visuel, cela risque de mobiliser l'attention du lecteur de manière trop importante.
- Limitez le clignotement à quelques caractères. Un message clignotant doit pouvoir être lu d'un seul mouvement oculaire, pour cela évitez les textes clignotants ( préférez un symbole clignotant à proximité).
- Le codage doit être binaire. La fréquence de clignotements doit se situer entre 2 et 7 Hz. Si le clignotement est trop lent, il devient gênant. S'il est trop rapide il devient invisible.
- La durée minimale du flash doit être de 50 ms (afin d'éviter les effets stroboscopiques).
|